L’homme est un organisme vivant intégré dans un écosystème interdépendants. Cet écosystème repose sur un équilibre fragile. Il repose également sur la résilience. À partir du moment où l’un des composants de cette écosystème n’est plus résilient, il entraîne avec lui un ensemble de sous système interdépendants.

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Si l’homme, par son action, entraîne la destruction d’une espèce, il entraîne par effet domino, l’effondrement de toutes ou partie du système auquel il est lié. L’homme est intimement lié à son environnement. Depuis plus de 2 millions d’années, son évolution et sa survie dépendent intégralement de sa capacité à vivre en harmonie avec la nature. La relation que l’homme possède avec un écosystème dans lequel il évolue lui ont permis de trouver la nourriture, les remèdes et les ressources dont il avait besoin.

Se mettre en sécurité, manger, boire, s’abriter, se chauffer et se protéger étaient, à l’époque où nous n’étions que chasseurs-ceuilleurs étaient nos seules préoccupations. Il était donc indispensable dès le plus jeune âge, et pour des questions de survie, sensibilisés aux règles de la nature. Avec une espérance de vie à la naissance proche du néant, notre environnement ne fait pas de cadeau à celui qui en ignorait ses lois. 

Au sommaire des connaissances indispensables se trouvaient en bonne place le pistage d’animaux, la capacité à tuer, la possibilité de trouver des plantes comestibles et rassasiantes, la fabrication d’un abris, faire du feu ou attraper du poisson.

Physiologie de la saisonnalité

Mais plus que tout, c’est la connaissance de la saisonnalité qui, non seulement nous obligeait à migrer sous des climats plus cléments, mais également à modifier notre physiologie en fonction des ressources disponibles. Nous avons développer une très forte sensibilité à l’insuline par exemple pour permettre à notre corps de stocker de la graisse au cours des périodes froides. Ainsi, ce n’est pas par hasard si l’été, plus riche en fruits et légumes sucrés stimule davantage le stockage que l’hiver, généralement moins généreux en glucides.

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Notre corps, pendant les phases hivernales, à besoin de davantage de sélénium et de zinc (que l’on trouve majoritairement dans les produits animaux, eux-même plus accessibles que les plantes en hiver) afin de stimuler notre système immunitaire mais aussi d’augmenter la densité de nos cheveux et de nos poils pour faire face aux frimas.

Dans le même ordre d’idée, Les chasseurs-cueilleurs du Paléolithique avaient 1 enfant tous les 3 ou 4 ans. Au néolithique, avec la sédentarisation des peuples, ce quota monte à 1 par an. Il était primordial de garantir un apport de ressources suffisant pour permettre au nouveau né de survivre. C’est également pour cette raison que la capacité de reproduction des hommes et des femmes augmente massivement au début de l’hiver.

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Le corps féminin des sapiens d’Europe du Nord s’est habitué à assurer une gestation hivernal, pour laquelle l’alimentation était riche en graisses et en protéines animales et à mettre au monde des bébés dans un contexte où l’alimentation végétale était plus accessible et riche en vitamines et minéraux, offrant à la maman, et au bébé, une nutrition beaucoup plus disponible et donc propice à la survie.

De la même façon, le printemps est également une saison propice aux accouchements du fait de la présence marquée d’allergènes volatiles (graminées, pollens…) offrant à l’enfant une progressivité dans l’exposition aux différents allergènes.

Cerveau et environnement

Enfin, ce n’est pas encore un hasard si beaucoup d’entre nous ou énormément de mal à dormir dans le silence absolu. le cerveau n’est pas adapté au silence total continu la nuit.

Notre cerveau, contrairement à une croyance historique, n’est pas constitué de 3 parties interdépendantes. La couche la plus enfouie serait la plus ancienne, héritée des reptiles, et déterminerait un certain nombre de comportements réflexes, telle la respiration ou la fuite. La couche intermédiaire serait héritée des premiers mammifères et permettrait des comportements complexes et des émotions. Enfin, le néocortex – le plus récent –, lié à l’évolution des primates et de l’homme, autoriserait des associations d’idées, l’imagination et la réflexion.

Mais notre cerveau serait plus le résultat d’un assemblage de couches successives interdépendantes et hiérarchiquement organisées, clairement représentatif de notre évolution depuis l’époque où nous étions des reptiles puis des primates. Il en résulte que nous avons conservé une capacité à rester “en alerte” au cours de notre sommeil par l’activation, lors de l’endormissement, d’une partie spécifique du cerveau archaïque situé dans l’amygdale mais également dans l’Aire visuelle nous permettant d’activer la production d’adrénaline et de cortisol et mobiliser le corps en cas de danger imminent.

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C’est pour cette raison que les parents vigilants se réveillent la nuit en cas de bruit suspect de leur bébé, que vous pouvez vous réveiller 3 minutes avant votre réveil ou que vous vous sentez apaisés en attendant les bruits de la nature ou de la ville la nuit.

L’importance du microbiote

Sachez enfin que notre microbiote intestinal, le centre de régulation de la totalité de notre physiologie, dépend entièrement de notre écosystème.

Il évolue en seulement 8h lors d’un changement brusque de contexte. Par exemple, vous partez au soleil des antilles en hiver alors que vous vivez le reste du temps en Normandie (pratique anti-physiologique par excellence d’ailleurs), votre microbiote sera totalement déstabilisé à la fois par la nourriture différente mais également par la chaleurs, les jours plus courts, certains pathogènes locaux et les parasites de l’eau.Le résultat ? Je pense que vous ne voudriez pas le savoir…La tourista en est l’une des manifestations fréquentes.

Ces quelques exemples vous montrent à quel point nous sommes connectés à notre environnement et pourquoi il faut respecter ce lien à tout âge de la vie