l’athérosclérose, littéralement “la sclérose des artères”, est un processus complexe et progressif impliqué dans la majorité des problèmes et maladies cardiaques.

Afin de mieux la comprendre, les scientifiques ont réalisés plusieurs études intéressantes susceptibles de nous éclairer sur la pathogenèse de ce processus.

Je vous en propose une vulgarisation.

La pathogénèse de l’athérosclérose

Pour bien le comprendre, il faut d’abord savoir que, pour un même individu, certaines artères sont exemptes d’athérosclérose et donc bénéficient d’une circulation sanguine normale, alors que d’autres en sont chargées et donc plus ou moins obstruées.

En comprenant les causes de ce phénomène, nous comprendrons mieux la manière dont se forme l’athérosclérose, et donc les maladies coronariennes.

Le Vasa Vasorum

Tout d’abord, les artères qui ne développent pas d’athérosclérose sont dépourvues de “vasa vasorum, Le vasa vasorum est une voie d’apport sanguin distinct, spécifique à l’artère en question et dont ne bénéficient pas les autres, utilisant le circuit sanguin général. Oui, certaines artères ont besoin d’un apport sanguin qui leur est spécifique.

L’ischémie, que l’on pourrait traduire par la mort des tissus par suite d’un manque d’oxygène, du vasa vasorum, conduit à l’athérosclérose.

Le lien avec l’insulino-résistance

Cette ischémie semble être liée directement à une dégénérescence du tissu adipeux périvasculaire (PVAT), un tissu constitué de graisses qui tapisse et, chez un individu en bonne santé, protège les artères  de l’inflammation.

Lorsque vous développez une insulino-résistance, vous entraînez une alteration du fonctionnement de ce tissus adipeux et générez une inflammation chronique des artères.

Cette inflammation entraîne l’athérosclérose. Il y aurait donc un lien étroit entre l’insulino-résistance, le fait que votre corps perde progressivement sa sensibilité à l’insuline, et l’athérosclérose.

D’autres facteurs, comme l’obésité (généralement liée elle-même à l’insulino-résistance et au diabète) et le vieillissement conduisent presque systématiquement à une inflammation chronique de ce tissus adipeux, et donc à l’athérosclérose.

Moins de glucides

L’insulino-résistance est un facteur pathogénique recurrent lié à la majorité des maladies que nous connaissons. Il est donc primordial de ne pas la développer et de privilégier les aliments à Index Glycémique et Insulinique bas et à avoir une charge glycémique globale de vos repas faible. Vous pouvez aussi passer à un régime bas en glucides ou à glucides cycliques.

Effets de différents régimes sur l’hémoglobine glyquée vs temps sur des patients souffrant de Diabète de Type 2

On peut également entrevoir ici aussi un mécanisme pathogénique davantage lié à l’ingestion trop fréquente et massive de glucides et non de graisses, quelles qu’elles soient.

Encore une fois, les graisses ne sont pas liées aux maladies coronariennes, les glucides, couplées ou non aux graisses, oui.

On retrouve se schéma statistique sur le graphique ci-dessous. Aux USA, lors de l’explosion de la consommation de sucres et de graisses végétales raffinées (Crisco) après guerre, les taux de crises cardiaques et d’accidents ischémiques ont explosés.

L’athérosclérose est donc un processus dont l’origine est exogène et non endogène.

L’insulino-résistance est également liée à une déficience en Co-Q10, un enzyme essentiel pour le bon fonctionnement du coeur, la métabolisation  des lipides et la réduction du stress oxydatif (et donc l’inflammation du PVAT). Mangez du cœur (riche en Co-Q10) ou supplémentez-vous en Co-Q10 si vous développez déjà une insulino-résistance.