Formations et ateliers2026-09-03T17:13:14+02:00

Microbiote intestinal et axe intestin-cerveau

L'axe intestin-cerveau analysé à la lumière de l'approche évolutionnaire : ce que les études chez l'animal démontrent sur les mécanismes de communication entre microbiote et système nerveux, ce que les données de populations de chasseurs-cueilleurs (Hadza) révèlent sur la diversité microbienne ancestrale et son érosion dans les sociétés industrialisées, et les limites actuelles de la recherche humaine sur le lien entre microbiote et humeur.

Vitamine D : ce que l’anthropologie et la science savent vraiment de nos besoins

Pourquoi la couleur de peau humaine varie-t-elle autant d'une région du monde à l'autre ? La réponse la mieux documentée tient en un mot : la vitamine D, et plus précisément un compromis évolutif entre la protection du folate et la synthèse cutanée de vitamine D selon la latitude, documenté depuis une hypothèse de 1967 et affiné depuis par l'anthropologie biologique. Dans ce nouvel article Nutritik, je pars de cette histoire évolutive pour faire le point, avec la même rigueur, sur ce que l'on sait vraiment des bénéfices de la vitamine D aujourd'hui : solidement établis pour la santé osseuse, beaucoup plus incertains au-delà, comme le montrent l'essai randomisé VITAL et les études de randomisation mendélienne les plus récentes.

Mouvement et sédentarité : ce que l’activité physique des Hadza nous apprend sur nos besoins réels

On répète souvent que nos ancêtres chasseurs-cueilleurs bougeaient sans arrêt et que notre sédentarité serait le problème. Les données mesurées chez les Hadza, une population de chasseurs-cueilleurs de Tanzanie, racontent une histoire plus nuancée. Leur dépense énergétique quotidienne, mesurée avec précision par l'anthropologue Herman Pontzer, n'est pas plus élevée que celle d'un adulte occidental sédentaire, malgré un niveau d'activité physique bien supérieur. Une autre étude montre qu'ils se reposent presque autant que nous en durée, mais accroupis plutôt qu'assis sur une chaise, une posture qui maintient une activité musculaire minimale. Dans ce nouvel article Nutritik, j'ai essayé de restituer ce que ces données permettent réellement de conclure, sans transformer un mode de vie très différent du nôtre en solution universelle.

Rythmes circadiens et sommeil : ce que la science sait vraiment de notre horloge biologique

On présente souvent le sommeil ancestral comme un idéal perdu : long, profond, parfaitement calé sur le coucher du soleil. Une étude de terrain menée auprès de trois sociétés sans électricité (Hadza, San, Tsimane) raconte une histoire différente : une durée de sommeil moyenne de 6h25 à 7h10, un endormissement survenant plusieurs heures après la tombée de la nuit, aucune sieste systématique. Le mythe ne résiste pas aux données. Ce que l'histoire évolutive de notre horloge biologique nous apprend reste néanmoins utile : notre physiologie reste sensible à de faibles niveaux de lumière, un héritage d'un environnement où le feu était la seule source lumineuse nocturne. Dans ce nouvel article, j'ai essayé de restituer cette nuance entre mécanisme biologique solide, données de terrain et discours populaire.

Mycothérapie : ce que la science dit (et ne dit pas encore) des champignons médicinaux

Un extrait de champignon est un médicament anticancéreux approuvé au Japon depuis les années 1970. Un autre, vendu partout comme soutien cognitif, vient d'échouer à démontrer un bénéfice sur la mémoire dans le seul essai contrôlé randomisé récent disponible chez l'adulte sain. Dans le dernier article de Nutritik, je passe en revue quatre champignons médicinaux parmi les plus étudiés — Hericium erinaceus, Trametes versicolor, Ganoderma lucidum, Cordyceps militaris — en distinguant à chaque fois ce que montre le mécanisme cellulaire, ce que montre la clinique humaine, et ce que couvre (ou pas) la réglementation. J'y ajoute un point souvent oublié : la capacité des champignons à bio-accumuler des métaux lourds, et l'absence fréquente de standardisation des extraits vendus en Europe. La mycothérapie n'est ni une pseudoscience, ni un rayon de solutions validées. C'est un champ où chaque allégation mérite d'être évaluée pour ce qu'elle est, pas pour ce que le marketing en fait.

Hormèse : le froid, la chaleur et le stress modéré comme signaux d’adaptation

Le bain froid et le sauna partagent un mécanisme cellulaire commun : l'induction des protéines de choc thermique, qui protègent et réparent les autres protéines de nos cellules face au stress. C'est ce qu'on appelle l'hormèse — une réponse biologique en courbe biphasique, où une exposition modérée à un stress peut devenir bénéfique, alors que la même exposition à dose trop forte devient contre-productive. Dans le dernier article de Nutritik, j'ai voulu séparer ce que la littérature établit solidement — notamment les cohortes finlandaises suivies sur plusieurs décennies concernant le sauna et le risque cardiovasculaire — de ce qui reste encore préliminaire, comme une partie des effets attribués aux bains froids sur la santé mentale. J'y aborde aussi, sans détour, les limites de sécurité : ces pratiques ne sont pas sans précaution pour les personnes hypertendues, sous traitement cardiovasculaire ou âgées. L'hormèse est un principe biologique réel. Ce n'est pas une licence pour l'extrême.

Aller en haut