Rythmes circadiens et sommeil : ce que la science sait vraiment de notre horloge biologique
On présente souvent le sommeil ancestral comme un idéal perdu : long, profond, parfaitement calé sur le coucher du soleil. Une étude de terrain menée auprès de trois sociétés sans électricité (Hadza, San, Tsimane) raconte une histoire différente : une durée de sommeil moyenne de 6h25 à 7h10, un endormissement survenant plusieurs heures après la tombée de la nuit, aucune sieste systématique. Le mythe ne résiste pas aux données. Ce que l'histoire évolutive de notre horloge biologique nous apprend reste néanmoins utile : notre physiologie reste sensible à de faibles niveaux de lumière, un héritage d'un environnement où le feu était la seule source lumineuse nocturne. Dans ce nouvel article, j'ai essayé de restituer cette nuance entre mécanisme biologique solide, données de terrain et discours populaire.

