Sel et tension artérielle : ce que les Yanomami, population sans sel, révèlent de notre physiologie

2026-10-08T11:24:42+02:008 octobre 2026|

Il existe une population où la tension artérielle ne monte jamais avec l'âge : les Indiens Yanomami d'Amazonie, dont l'alimentation traditionnelle ne contient presque aucun sel ajouté. Leur excrétion urinaire de sodium, mesurée dans la grande étude internationale Intersalt, est quasiment nulle, à l'opposé des 9 grammes de sel par jour consommés en moyenne dans la plupart des pays industrialisés. Dans le dernier article de Nutritik, j'explore ce contraste et une hypothèse évolutionnaire récente qui m'a beaucoup appris : le système hormonal qui régule le sodium dans notre corps serait apparu plus tard, dans l'évolution, que celui qui régule l'eau, et resterait moins sensible, sans signal aussi puissant que la soif pour nous avertir d'un excès. Une piste sérieuse pour comprendre pourquoi notre organisme peine à s'autoréguler spontanément face à un sel devenu omniprésent, principalement via les aliments transformés. Comprendre notre histoire biologique n'est pas un retour vers le passé. C'est une manière de poser de meilleures questions sur notre mode de vie actuel.

Vitamine D : ce que l’anthropologie et la science savent vraiment de nos besoins

2026-10-01T12:34:14+02:001 octobre 2026|

Pourquoi la couleur de peau humaine varie-t-elle autant d'une région du monde à l'autre ? La réponse la mieux documentée tient en un mot : la vitamine D, et plus précisément un compromis évolutif entre la protection du folate et la synthèse cutanée de vitamine D selon la latitude, documenté depuis une hypothèse de 1967 et affiné depuis par l'anthropologie biologique. Dans ce nouvel article Nutritik, je pars de cette histoire évolutive pour faire le point, avec la même rigueur, sur ce que l'on sait vraiment des bénéfices de la vitamine D aujourd'hui : solidement établis pour la santé osseuse, beaucoup plus incertains au-delà, comme le montrent l'essai randomisé VITAL et les études de randomisation mendélienne les plus récentes.

Rythmes circadiens et sommeil : ce que la science sait vraiment de notre horloge biologique

2026-09-28T10:39:10+02:0028 septembre 2026|

On présente souvent le sommeil ancestral comme un idéal perdu : long, profond, parfaitement calé sur le coucher du soleil. Une étude de terrain menée auprès de trois sociétés sans électricité (Hadza, San, Tsimane) raconte une histoire différente : une durée de sommeil moyenne de 6h25 à 7h10, un endormissement survenant plusieurs heures après la tombée de la nuit, aucune sieste systématique. Le mythe ne résiste pas aux données. Ce que l'histoire évolutive de notre horloge biologique nous apprend reste néanmoins utile : notre physiologie reste sensible à de faibles niveaux de lumière, un héritage d'un environnement où le feu était la seule source lumineuse nocturne. Dans ce nouvel article, j'ai essayé de restituer cette nuance entre mécanisme biologique solide, données de terrain et discours populaire.

Hormèse : le froid, la chaleur et le stress modéré comme signaux d’adaptation

2026-09-23T10:14:09+02:0023 septembre 2026|

Le bain froid et le sauna partagent un mécanisme cellulaire commun : l'induction des protéines de choc thermique, qui protègent et réparent les autres protéines de nos cellules face au stress. C'est ce qu'on appelle l'hormèse — une réponse biologique en courbe biphasique, où une exposition modérée à un stress peut devenir bénéfique, alors que la même exposition à dose trop forte devient contre-productive. Dans le dernier article de Nutritik, j'ai voulu séparer ce que la littérature établit solidement — notamment les cohortes finlandaises suivies sur plusieurs décennies concernant le sauna et le risque cardiovasculaire — de ce qui reste encore préliminaire, comme une partie des effets attribués aux bains froids sur la santé mentale. J'y aborde aussi, sans détour, les limites de sécurité : ces pratiques ne sont pas sans précaution pour les personnes hypertendues, sous traitement cardiovasculaire ou âgées. L'hormèse est un principe biologique réel. Ce n'est pas une licence pour l'extrême.

Digestion et métabolisation des nutriments : comprendre le fonctionnement du tube digestif

2026-09-22T11:54:18+02:0022 septembre 2026|

La digestion n'est pas un simple « transit ». C'est une chaîne physiologique coordonnée, de la bouche au côlon, où interviennent des dizaines d'enzymes, une bile émulsifiante, un microbiote fermenteur et un système nerveux entérique qui compte plusieurs centaines de millions de neurones, indépendant du cerveau mais en dialogue constant avec lui. Dans le dernier article de Nutritik, j'explore cette mécanique en détail, macronutriment par macronutriment, puis j'élargis la focale : que nous apprend l'histoire évolutive humaine sur notre digestion ? La variation du gène de l'amylase salivaire selon les régimes traditionnels, les données sur le microbiote des populations de chasseurs-cueilleurs, l'hypothèse du « tissu coûteux » reliant cerveau et tube digestif : autant d'éléments qui enrichissent la réflexion, sans jamais remplacer l'analyse clinique individuelle. Comprendre notre histoire biologique n'est pas un retour vers le passé. C'est une manière de poser de meilleures questions sur notre mode de vie actuel.

Microbiote et longévité : les bonobos révèlent une signature évolutive du vieillissement intestinal

2026-09-07T11:05:35+02:007 septembre 2026|

Le vieillissement ne concerne pas uniquement nos cellules, nos muscles, notre cerveau ou nos organes. Il concerne également les milliards de micro-organismes qui vivent avec nous et participent à l'équilibre [Lire la suite...]

Hashimoto et microbiote intestinal : votre intestin influence-t-il votre thyroïde ?

2026-06-17T11:06:04+02:0017 juin 2026|

Pendant longtemps, la thyroïde a été étudiée comme un organe relativement isolé. Lorsqu'un patient développait une thyroïdite d'Hashimoto, l'attention se portait principalement sur les hormones thyroïdiennes, les anticorps anti-thyroïdiens et [Lire la suite...]

Les acides aminés, leur rôle et leur physiologie résumés

2023-09-27T15:24:44+02:0026 septembre 2023|

Les acides aminés, composants essentiels des protéines, jouent un rôle central dans la physiologie corporelle. Leur diversité, leur métabolisme et les conséquences d'une carence sont cruciaux. Ils participent à la structure protéique, au métabolisme énergétique, à la synthèse hormonale et au soutien immunitaire. Une carence en acides aminés essentiels peut entraîner une perte musculaire, un retard de croissance et un affaiblissement immunitaire. L'équilibre des acides aminés est essentiel pour une santé optimale.

Aller en haut