L’autophagie est un processus métabolique naturel de rééquilibrage cellulaire se déroulant tout au long de notre vie dans notre organisme.

Le terme d’autophagie regroupe plusieurs voies de dégradation des constituants cellulaires, essentielles à l’équilibre cellulaire.

Ce mécanisme permet à la cellule de digérer une partie de son contenu, que ce soit du cytoplasme, des protéines ou des organites cellulaires.
C’est par ailleurs la seule voie qui puisse dégrader massivement des macromolécules et des organites. L’autophagie est donc essentielle à la santé et son amplification et permettrait de prévenir certaines pathologies, parfois grave comme la stéatose hépatique ou le cancer.

Voici donc ce que vous devez retenir sur l’autophagie :

  1. Nous disposons de beaucoup d’études sur l’autophagie mais majoritairement sur le modèle animal. Beaucoup d’études appliquées à l’homme existent en revanche sur le jeûne intermittent.
  2. Il existe plusieurs formes d’autophagie:
    • La microautophagie,
    • L’autophagie réalisée par des protéines chaperonnes
    • La macroautophagie (la forme principale), celle généralement étudiée.
  3. Il s’agit d’un processus métabolique intervenant sur des tissus spécifiques du corps humain et non de façon globale.
  4. Le foie, les muscles, les neurones, le système immunitaires, le pancréas et les entérocytes du tube digestif sont les principaux tissus où elle intervient.
  5. Si vous avez certains biomarqueurs associés à une pathologie de l’un de ces organes, la stimulation de l’autophagie permet probablement de réguler ces biomarqueurs de façon significative.
  6. Dans le cerveau, elle permet de réguler et d’éviter l’accumulation et la dégénération de protéines dégradées associées au risque de maladie neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson…) via un dérèglement de l’activité mitochondriale.
  7. L’autophagie est un processus continu chez tout le monde, mais son intensité varie en fonction des individus et de leurs pratiques de santé.
  8. Celle-ci augmente grâce au jeûne intermittent, l’exercice physique intensif et à la supplémentation avec certaines épices et herbes.
  9. Selon différentes études, elle est maximisée au bout de 36h à 72h de jeûne1
  10. Il n’y a pas 1 type de jeûne intermittent qui conviennent à tous pour activer l’autophagie mais le jeûne intermittent, en fonction de vos objectifs et de votre santé, peut l’activer plus ou moins rapidement et intensément.
  11. Les biomarqueurs de l’autophagie sont plus importants chez les personnes sportives que chez les non-sportifs 2.
  12. L’autophagie est un processus intra-cellulaire, raison pour laquelle il est très difficile de la mesurer et de l’évaluer.
  13. L’autophagie est activée via apoptose cellulaire et donc reste spécifique au contexte de chacun.
  14. Une simple restriction calorique, sans changement alimentaire, basé sur une consommation alimentaire compressée sur une fenêtre de 10 ou 8h, augmente son intensité et son efficacité.
  15. L’autophagie diminue avec l’âge, donc plus vous vieillissez, plus vos jeûnes intermittents doivent être long ou fréquents.

Références

  1. https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0200817
  2. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30161009